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Propagande, aimez la mais méfiez vous en :

 

Les gens qui liront cet article auront je crois deux ou trois types de réactions : ou la réaction primitive, qui consiste à dire : il n’est pas aligné sur la dissidence, c’est un atlantiste et agent du gouvernement, d’autres diront que je suis un sceptique (la bonne réponse)… en fait il n’y a pas deux ou trois réactions, mais autant qu’il y’ a de lecteurs.

Pourquoi y’ a t-il propagande?:

Je peux lire à peu près partout sur le net, là où les internautes peuvent commenter des articles ou des vidéos, des lamentations concernant ce que disent, ce que prétendent les média (sans « s ») dits dominants. Il est vrai que les média dominants le sont justement parce qu’ils reçoivent des subventions du gouvernement, et les plus grands menteurs sont aussi les plus subventionnés (Figaro, Le Monde, Le Point…), même des journaux comme l’  « Humanité », qui déverse chaque jour un torrent de boue gauchiste reçoit des subventions du gouvernement. Mais si on réfléchit de façon pragmatique, il est normal que ces torchons quotidiens fassent l’éloge de leur bienfaiteur, l’État tentaculaire dont les membres forgent les consciences. Donc finalement, rien d’anormal dans la propagande. Surtout que ces subventions allouées renferment une convention tacite : on vous finance, mais vous ne nous critiquez pas pas trop, juste assez pour donner l’illusion de la liberté de la presse et du pluralisme démocratique. Par contre, des journaux vraiment opposants reçoivent peu ou pas du tout de subventions du gouvernements (je pense à l’action française, journal fétiche des réactionnaires et liberticides). A cela se rajoute évidemment les média audiovisuels qui sont financés carrément par des boîtes du CAC 40, comme Vinci qui sponsorise les JT de TF1 et nous montre une non réalité tous les jours à heures fixes, très efficace pour formater les esprits :habitude et répétition, comme des bêtes de somme. Ce qui paraît logique si on se place dans leur optique : nous sommes assez puissants pour faire infléchir un État, alors ils nous laissent une bonne marge de manœuvre pour nous glorifier tous les jours. Encore une chose, les journalistes « vedettes » de ces piliers des média connaissent personnellement les hommes politiques de l’UMPS, qui sont grâce au très français système de reproduction des élites, des amis de promos ou des copains de jeu des beaux quartiers.

Réjouissez-vous, vous qui vous proclamez dissidents:

En effet, la propagande n’en devient une qu’à partir du moment où une alternative se développe, sinon elle est vérité simple et évidente. C’est pourquoi la propagande est utile et qu’il faut l’aimer, c’est parce que ça veut dire que nos cerveaux ne sont pas complètements éteints, qu’ils sont encore sensibles à d’autres influences que celle de l’État. Nous devons remercier pour ça des gens qui se pensent au dessus de la moyenne intellectuelle en créant une autre propagande, la leur, qu’ils présentent à leurs tours comme la « vérité vraie », tout simplement parce que diamétralement opposée à la parole officielle. Si il faut remercier ces pédants pour avoir eu l’audace de créer un contre mensonge utile, il ne faut surtout pas féliciter ce qui suivent aveuglément ces forgeurs de contre opinions, car ils sont autant serviles et embués que le sont les téléspectateurs qui suivent les JT et émissions de « débat » sans réfléchir à la télévision. Sauf que ces fidèles des contre mensonges (on ne peut pas parler de vérité dans un cas comme dans l’autre) se font passer pour plus malins qu’ils ne sont, car ils prétendent que leurs esprits sont illuminés juste parce que l’obscurité dans laquelle ils sont est différente de celle où les autres sont, ils n’ont en fait jamais connu la lumière de la vérité, mais juste connu deux obscurités. D’ailleurs, certains faiseurs de contre opinions sont si influents sur plus faibles qu’eux qu’ils en deviennent eux mêmes les dépositaires de la version officielle de la subversion. On est enfermé, pris en étau, entre deux mensonges officiels : celui du gouvernement, et celui des « dissidents » (vous aurez compris les 3 / 4 personnes auxquels je fais référence, dont un est belge, l’autre est chauve, un autre a pompeusement pris pour baptiser son réseau le nom d’un écrivain du 18ème).

 

Parce que la propagande signifie que l’État ne nous a pas encore totalement soumis :

c’est là où je veux en venir. Tout le monde s’accorde à dire que la propagande c’est du bourrage de crâne. Or si on se figure cette métaphore, que nous-dit elle ? Que l’État nous bourre le crâne jusqu’à temps qu’il n’y ait plus de place pour la moindre parcelle de réflexion libre dans nos esprits, une fois cet objectif acquis, car c’est bel et bien l’objectif par tous les États centralisateurs à outrance (on centralise les pouvoirs, et le modelage des esprits en supprimant tout ce qui peut être original), la propagande n’a plus lieu d’être puisque la formation des esprits est achevée. Ainsi, tant qu’on subira la propagande, cela voudra dire que nos esprits ne sont pas libres, c’est absolument impossible, personne n’a la force d’esprit nécessaire pour une telle libération (sauf les anarchistes individualistes = Stirner, ou les égoïstes rationnels = Ayn Rand – entre autres -), mais du moins encore sensibles à d’autres propagandes alternatives que celle servie par le pouvoir représenté par l’État.

Méprise sur les propagandes :

Pourquoi nos esprits, mêmes soumis à une propagande alternative, ne sont pas des « libres penseurs » comme ils se nomment pompeusement. Tout simplement parce que tout système de pensée, aucun n’échappe à cette règle, qui tend à englober l’homme dans un groupe et non pas à le considérer comme souverain de lui même tue dans l’œuf sa liberté. Or, la propagande officielle, qu’elle soit du gouvernement, ou de la « dissidence » est doublement liberticide. D’une part, elle nous empêche de réfléchir, car elle ne nous présente pas des faits mais une interprétation des faits, le gouvernement nous dira que la faute de nos malheurs est celle des extrémismes de touts bords (qu’ils soient religieux ou politiques, ou encore les deux à la fois) et nous incite à rester dans un moelleux consensus politiquement correcte et de rester dans le rang pour ne pas fricoter avec lesdits extrémistes. Les dissidents ont les même méthodes à savoir, refuser de prendre les taureaux par les cornes et de eux aussi trouver un bouc émissaire : un bras « officiel » des comploteurs : les U.S.A. Et leurs alliés de la très néfaste (et là je suis d’accord avec les dissidents) O.T .A.N., et un bras plus sournois car dispersés et protégés par un système qu’ils ont eux même établis, les juifs sionistes. Cette interprétation, la théorie du complot, est elle aussi une interprétation préconçue des faits qui nous dispensent d’une double mission sacrée : celle de notre souveraine réflexion, et celle de nous remettre en question, car la faute vient d’un autre, nous ne sommes que des victimes. Mais la propagande qu’elle soit gouvernementale ou « dissidente » est dans les deux cas néfastes à la liberté : ce n’est parce que l’État notre tentaculaire bienfaiteur et sondeurs des consciences qui nous vend des idéaux pervertis de démocratie et de liberté nous dit quelque chose que c’est la vérité. Et ce n’est pas non plus parce que j’ai choisi des chaînes de l’esprit d’un maître qui s’oppose à celui que j’ai déjà que je suis libre. En effet, les propagandistes de tout d’abord nous enferment dans leurs diverses interprétations. Elles tendent à nous inclurent dans un tout systémique qui ne laisse aucune place à notre individualité souveraine. Ces procédés, en apparence différents mais au fond les mêmes nous classent d’un côté ou un autre sans nous laisser la volonté de choisir selon un système binaire qui nous place toujours du côté du bon et l’adversaire du mauvais, et cela recouvre quelques termes clés, martelés d’un côté comme de l’autre : prolétariat/bourgeoisie, civilisés/barbares, moutons/libres penseurs, propagande/vérité, victime/coupable. En somme, les propagandistes, clivent le monde de façon simple en nous empêchant de choisir notre voie propre.

Pour conclure je dirais qu’il n’y a de vérité que celle qu’on se choisit soi même, seul, éventuellement par l’échange dans des associations volontaires de quelques individus tant qu’ils s’éclairent mutuellement. Mais le plus grand danger est celui qui nous classe et nous formate, qu’ils soient du gouvernement ou de ladite dissidence, j’en veux pour preuve les clivages gauche/droite/centre/centrisme extrême.

 

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Médiocre dissidence

Le système occidental, est depuis quelques années très décrié par différents mouvements se réclamant de la dissidence, que ces mouvements soient nationalistes, anarchistes, internationalistes, alter-mondialistes.

 

Or cette dissidence qui se veut une alternative au système aujourd’hui en place, ne semble valoir guère mieux que celui qui nous est actuellement proposé. Ces mouvements de dissidence, se positionnent, par définition à l’encontre de ce qu’ils nomment, et la bien nommée d’ailleurs « pensée unique » mais agissent comme le système dominant, ils se donnent un qualificatif alors que c’est au système de leur donner, et enfin ils sont strictement incapables d’exercer le pouvoir, ce qui est pourtant leur but ultime, raison de leurs existences.

 

Ces mouvements sont donc bien médiocres car alors même qu’ils condamnent une pensée unique, qui par sa nature même se réclame de l’exclusivité, ne veut souffrir aucune contestation car sa vocation est à la domination sans partage. Les mouvements autoproclamés dissidents adoptent le même comportement dans leurs volontés d’hégémonie, que ce soit vis à vis du système dominant et aussi au sein même de la sphère « dissidente ». On peut prendre différents exemples, l’opposition la plus remarquable est celle des mouvements « fa », et « antifas », le premier se réclame clairement du nationalisme intégral, du conservatisme, qui va donc à l’opposition des mouvements « antifascistes » qui défendent des valeurs diamétralement opposées.

 

Ces deux mouvements, adoptent cette même volonté d’exclusivité, d’une part vis à vis du système qu’ils jugent malsains, mais aussi vis à vis des autres mouvements dissidents, et on note chez chacun d’eux un refus du débat, ainsi, les mouvements ultra nationalistes refusent en bloc un système dominant corrompu selon eux, et rejettent aussi en bloc les idéaux de leurs ennemis politiques mais compagnons de dissidence. La réciproque est aussi vraie, en effet, les « antifascistes » rejettent en bloc un système qu’ils jugent inégalitaires, mais se comportent aussi en dépositaires d’une pensée unique lorsque quelqu’un ou un autre groupe individus leurs sont opposés sont traités indistinctement de « fascistes ». Ces deux mouvements critiquant donc la dictature de la pensée unique se comporte absolument de la même façon, c’est à dire un rejet de l’alternative et un refus du débat. Un autre exemple est celui de l’association d’ Alain Soral, archétype même de l’autoproclamé dissident (il le dit lui même), ne souffrant aucun avis contradictoire, sous peine de se voir coller l’étiquette de sioniste (si on est un membre du système) ou encore d’idiot utile du système (si on le critique). Soral et son association «  Egalité et réconciliation », se veulent donc dépositaires d’une pensée exclusive qu’ils considèrent salutaire pour le Peuple

 

Ces mouvements autoproclamés dissidents, sont assez arrogants dans le choix du terme résumant leurs places sur la scène politique mais témoigne aussi d’une certaine médiocrité. D’une part l’arrogance du terme. Elle est insoutenable, les dissidents, historiquement, ne sont pas définis comme tels par eux-même mais par le pouvoir dominant, qui voit en eux un danger, les membres donc de la dissidence peu importe leurs natures, le sont dans l’illégalité et parfois même au péril de leurs vies, que ce soit des dissidents religieux (la crainte de l’inquisition par exemple) ou politique (la crainte de la répression politique). Or les autoproclamés dissidents, ne sont ni pourchassés, ni réprimés violemment, ils sont à la rigueur victimes de procédures judiciaires abusives, et les amendes sont sur évaluées on ne saurait le nier, mais ne sont jamais en danger de mort.

 

Ensuite ces mouvements dissidents, qui se réclament de l’opposition au système en place, n’existent que parce que le système qu’ils entendent dénoncer leur permet d’exister, et ne prend aucune disposition particulière, exceptionnelle pour les jeter à bas, ce qui permet de juger la faiblesse de ces mouvements, et malgré les abus indéniables, honteux, et révoltants du systèmes, témoigne de la solidité et d’une certaine perméabilité du système vis à vis de ses autoproclamés « dissidents ».

La médiocrité de ces mouvements quant à elle, se remarque de par leurs identités même. Ils sont dissidents. Si ils sont dissidents, c’est justement parce que le système, sans les persécuter, les tient à l’écart du pouvoir. Si ils sont à l’écart du pouvoir c’est qu’ils ne peuvent renverser le pouvoir existant car leurs doctrines n’est pas capable de soulever les masses et dans le cas contraire, incapable d’assurer l’exercice du pouvoir. Historiquement, les mouvements dissidents, ont à terme réussi à prendre le pouvoir, que ce soit à court ou long terme ou à prendre un poids tel dans la société que le système n’a pu les marginaliser éternellement (les sectes chrétiennes dans l’Empire Romain, les révolutionnaires étasuniens, les révolutionnaires russes, et beaucoup d’autres encore tant religieusement que politiquement).

 

Ensuite, les mouvements autoproclamés dissidents, dont la vocation est la prise de pouvoir, puisque leurs créations résulte d’une volonté de briser un système et de le changer par un autre, projet réalisable uniquement par la prise de pouvoir. Or, ces mouvements dissidents sont dans l’incapacité totale de prendre le pouvoir, ils sont bien trop éloignés de la réalité de l’exercice du pouvoir de par leurs caractère doctrinaire. C’est justement leurs faiblesse, le pouvoir réside, qu’on le veuille ou non dans la capacité à faire du compromis, afin de ménager plusieurs partis aux projets opposés, ou dans un autre registre, si la volonté est d’établir un État totalitaire, le mouvement anciennement dissident maintenant au pouvoir se retrouverait avec une rébellion sur les bras, portée par des vrais dissidents pour le coup, car leurs dissidences existent par opposition à un système liberticide, donc au péril de leurs libertés voire de leurs vies.

 

En somme, la réelle dissidence ne s’autoproclame jamais comme telle mais subit une étiquette plutôt que de l’arborer comme une décoration qu’on s’est confectionné soi même, elle l’est au péril de sa vie, et n’existe que dans la clandestinité, pour un jour, prendre le pouvoir, tant son projet aura pénétré l’âme des Peuples (peu importe ses idées, qu’on les considère scandaleuses ou vertueuses) et jeter à bas un système jugé corrompu par eux. Or les mouvements de « dissidences » actuelles ( ultra nationalistes, monarchistes, centristes extrêmes – communistes- Egalité et réconciliation – anarchistes) ne peuvent prétendre à un tel titre.